8. LE SAINT ESPRIT
a. Lire et écrire Luc 11/13.
« Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »
Le baptême du S.E. est une expérience par laquelle le croyant est entièrement revêtu de la puissance surnaturelle du S.E., pour faire les œuvres de Christ et pour vivre sa vie chrétienne dans la plénitude. C’est la porte permettant de franchir les bornes naturelles du christianisme et d’accéder au royaume surnaturel de la vie de l’Esprit.
b. A qui le baptême du S.E. est il destiné ?
Le baptême du Saint Esprit est destiné à tous ceux qui acceptent de recevoir le baptême au nom de Jésus.
c. Selon Actes 2/38-39, cela nous concerne t’il aujourd’hui ?
Evidemment oui, surtout pour ceux qui n’ont pas encore reçu le baptême au nom de Jésus Christ.
d. Selon Ephésiens 5/18, est ce que Dieu nous commande d’être remplis de l’Esprit ?
Oui, Dieu nous le recommande fortement.
e. Selon Actes 1/8, quelles œuvres pouvons-nous faire une fois que nous avons reçu le S.E. ?
Le Saint Esprit fait de nous des témoins du Christ. Grâce au Saint Esprit nous pouvons annoncer sans crainte la mort et la résurrection du Christ, et témoigner que Jésus ressuscité est Christ et Seigneur, le Messie attendu.
f. Selon Jean 14/26 et 16/13, le S.E. nous apporte 3 choses. Lesquelles ?
Le savoir, la vérité, la connaissance.
Il nous ouvre les yeux…
g. Selon Romains 8/26-27, comment le S.E. nous aide t’il quand nous prions ?
Le Saint Esprit nous inspire les paroles que nous prononçons et l’attitude à adopter au cours de la prière.
Le meilleur moyen de savoir que c’est bien le Saint Esprit qui nous inspire c’est de comparer nos paroles avec la Parole de Dieu…
Comment peut il intercéder pour nous ?
Il intervient directement en notre faveur dans la prière que nous faisons par des « gémissements inexprimables ».
h. Selon 1 Corinthiens 14/14, qui est en prière lorsque nous prions dans une langue inconnue ?
Quand nous prions en langue inconnue, c’est notre esprit qui est en prière. Mon apport à ce moment précis de la prière est quasi nul, tant il est vrai que ce n’est plus moi qui agit mais l’Esprit de Dieu.
L’isolement est nécessaire si l’on veut parler à Dieu et l’écouter nous parler.
D’après vous, le parler en langues est il le signe qu’on est chrétien ?
Oui, le parler en langues est bel et bien le signe qu’on est chrétien, car l’on ne peut parler en langues que si l’on a reçu l’Esprit Saint. Et il n’y a que les chrétiens, c-à-d les « hommes du Christ », qui reçoivent l’Esprit Saint et deviennent de ce fait capables de parler en langues.
Je pense qu’il faut être prudent lorsqu’on avance que le parler en langues est « le » signe qu’on est chrétien. Le meilleur moyen de savoir où se situer en la matière est de revenir aux sources, à la pentecôte (Actes 2/4). Or, ces « autres langues » étaient des langues « maternelles » (Actes 2/8).
Parler des merveilles de Dieu est le signe (Actes 2/11).
i. Selon 1 Corinthiens 14/2, qui peut comprendre la signification de ces langues mystérieuses ?
C’est Dieu qui comprend la signification de ces langues mystérieuses.
j. Selon 1 Corinthiens 14/4 et Jude 20, que gagnons nous à parler en langues ?
Celui qui parle en langues progresse dans la foi et vit en communion avec l’Esprit Saint.
k. Selon Actes 2/4, que se passa t’il le jour de la pentecôte lorsque Dieu répandit le baptême du S.E. sur les disciples ?
Les disciples furent remplis d’Esprit Saint, et transformés par le même Esprit, ils se mirent à s’exprimer en d’autres langues.
l. Selon Jean 14/17 et Actes 5/32, à qui Dieu donne t’il le S.E. ?
Dieu donne l’Esprit Saint à ses disciples, puis à ceux qui lui obéissent.
On peut tout aussi bien « être né de nouveau » et ne pas obéir à Dieu…
m. Selon Luc 11/9-13, que devons nous faire pour recevoir le baptême du S.E. ?
Pour recevoir le baptême du S.E., nous devons en faire la demande.
n. Selon Actes 1/14, que devrions nous faire pour nous préparer à recevoir le baptême du S.E. ?
Nous devons beaucoup prier pour nous préparer à recevoir le baptême du S.E.
Cela prend du temps, un temps où l’homme doit se préparer…
o. Selon Actes 8/17, 9/17 et 19/16, comment les apôtres procédaient ils habituellement avec ceux qui désiraient le baptême du S.E. ?
Les apôtres imposaient les mains à ceux qui désiraient le baptême du S.E.
p. Selon Marc 1/9-10, à quel moment Jésus reçut il le S.E. ?
Jésus reçut le Saint Esprit à la faveur de son baptême par Jean dans le Jourdain.
Peut on recevoir le baptême du S.E. au moment où l’on se fait baptiser d’eau ?
Bien sûr que oui, c’est l’illustration du baptême que Jésus a reçu. Cependant, il faut noter que pour recevoir effectivement le baptême du Saint Esprit, il faut faire ce que Jésus lui-même a dit, notamment, Matthieu 28, 18-19 : « … les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit… »
q. Quelle est la vérité la plus importante que tu as apprise au cours de cette leçon ?
« Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »
r. Si tu as des questions à poser ou des remarques à faire sur un sujet quelconque dont tu aimerais discuter…
Le Saint Esprit est-il une force de Dieu ou une personne divine au même titre que Jésus ?
Le Saint Esprit possède les mêmes attributs que le Père et le Fils. Il est Dieu, la 3ème personne de la trinité. Tu trouveras de plus amples explications dans le commentaire.
Le Seigneur Jésus, pour apprendre à ses disciples à prier, leur a laissé une prière : le « Notre Père » (Mt 6, 9-13). C’est Jésus lui-même qui dit : « Vous donc, priez ainsi :… ». Peut-on dire que tous ceux qui, pour prier, reprennent le « Notre Père » tel qu’il a été enseigné par le Messie font vraiment la volonté de Dieu ?
Prière modèle, elle doit être à la base de notre dialogue avec Dieu. On peut réciter cette prière machinalement, comme si on lisait le journal. Par contre, si on fait vraiment nôtre cette parole, elle va nous conduire à développer notre vie de prière…
N.B : questionnaire à me renvoyer pour correction et commentaires
Commentaires concernant la leçon 8 (le Saint Esprit)
* La divinité comprend 3 personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Le Saint Esprit est la 3e personne de la divinité. En tant que tel, il est égal au Père et au Fils :
- il est appelé Dieu (voir 2 Corinthiens 3/17-18 ; Actes 5/3-4)
- il possède les attributs de Dieu (voir 1 Corinthiens 2/9-11)
- il accomplit les œuvres de Dieu (voir Job 33/4 ; Psaume 104/30 ; Luc 12/11-12 ; Actes 1/5 ; 20/28 ; 1 Corinthiens 6/11 ; 12/8-11 ; 2 Pierre 1/21).
* La venue du Saint Esprit
Cela ne peut se comprendre qu’en relation avec les différentes dispensations (tranches de l’histoire) et plans révélés de Dieu.
Une dispensation se distingue plus ou moins par la position nouvelle de l’homme et les nouvelles responsabilités qui en marquent le début ainsi que les jugements divins qui le terminent.
La Bible divise l’histoire en 7 dispensations :
1) l’innocence (Genèse 1/28 à 3/22)
Elle commence à la création de l’homme ; elle comprend la chute et le jugement le conduisant à son expulsion du jardin d’Eden.
2) la conscience (Genèse 3/22 à 7/23)
Possédant désormais la connaissance du bien et du mal, l’homme est appelé à choisir le Bien et à rejeter le mal. C’était déjà le cas avant la chute. Alors, où est la différence ? Avant la chute, c’était « sur ta parole » (voir genèse 2/16-17). Après la chute, c’était en son for intérieur (voir genèse 3/22). Cette période montre comment l’homme a failli à ce devoir et comment sa méchanceté a rendu nécessaire le déluge qui en a marqué la fin.
3) le gouvernement de l’homme par l’homme (Genèse 8/20 à 11/9)
L’homme reçoit la nouvelle responsabilité de régner sur la terre. Au lieu de gouverner pour Dieu, il se met à gouverner pour lui-même. Cette période prend fin à la tour de Babel.
4) la promesse (Genèse 12/1 à Exode 19/8)
Cette période s’étend de l’appel d’Abraham à la réception de la loi au Sinaï. Seule la nouvelle nation née d’Abraham apparaît. Cette période se termine par l’esclavage d’Israël et sa délivrance par la puissante main de Dieu.
5) – la loi (Exode 19/8 à …)
Cette période commence lors de la réception de la loi au Sinaï. Elle est caractérisée par l’infidélité et la transgression de la loi. Elle a vu son cours interrompu par la mort de Christ (la fin de la loi=Romains 10/4) et la dispensation de l’Eglise. Le temps de l’Eglise ne représente donc qu’une parenthèse (et quelle parenthèse) dans la dispensation de la loi. Quand le Seigneur viendra pour rechercher son Eglise, la dispensation de la loi reprendra son cours pour continuer pendant la période connue sous le nom de 7e semaine de Daniel (Daniel 9/24-27).
- l’Eglise
Depuis la mort de Christ et la pentecôte, la responsabilité des hommes est personnelle. Il s’agit d’accepter la grâce de Dieu et de produire les bonnes œuvres comme fruit du salut. La dispensation de l’Eglise s’étend de la croix de Jésus-Christ et de la venue du Saint Esprit au retour de Jésus-Christ pour les siens.
6) le royaume
Selon les prophéties contenues dans la Bible, Jésus-Christ reviendra dans ce monde et règnera assis sur le trône de David. Les alliances traitées par Dieu avec Israël seront alors accomplies et il y aura une abondante bénédiction pour la terre. Cette dispensation se terminera par une révolte contre Dieu suivie du jugement par le feu du ciel (Apocalypse 20/7-9). Sa durée est de 1.000 ans et s’étend de la 2e venue de Jésus-Christ à l’établissement des nouveaux cieux et de la nouvelle terre (Apocalypse 21/4-6).
* Avant la venue de Jésus-Christ
Le Saint Esprit était omniprésent dans le monde et il opérait dans et à travers le peuple de Dieu, selon la volonté de Dieu (voir Genèse 41/38 ; Exode 31/3 ; 35/31 ; Nombres 27/18 ; Job 33/4 ; Psaume 139/7 ; Agée 2/4-5 ; Zacharie 4/6)
Pendant son ministère public sur la terre, Jésus-Christ donne à ses disciples l’assurance de pouvoir recevoir le Saint Esprit en priant le Père (Luc 11/13).
A la fin de son ministère public sur la terre, Jésus-Christ lui-même priera le Père pour qu’il envoie le Saint Esprit (Jean 14/16-17).
* A la pentecôte
Selon la promesse du Père (Jean 14/16-17, 26) et du Fils (Jean 16/7), le Saint Esprit vient dans le monde pour y établir sa demeure.
Ce jour inaugure les nouveaux ministères de grâce.
Ils sont au nombre de 7 dans la Bible :
1) le Saint Esprit retient (2 thessaloniciens 2/7)
Le contexte révèle que les manifestations suprêmes de Satan qui auront le loisir de se déchaîner pendant la grande tribulation sont aujourd’hui retenues par le Saint Esprit jusqu’à ce qu’il ait accompli son œuvre et soit repris.
2) le Saint Esprit convainc (Jean 16/7-11)
Par le biais de ce ministère, le Saint Esprit fait comprendre à une personne l’importance de l’Evangile pour son salut.
3) le Saint Esprit régénère (Jean 3/6)
Grâce à lui, celui qui croit en Jésus-Christ passe de la mort à la vie ; il devient participant de la nature divine ; l’enfant légitime de Dieu ; héritier de Dieu, cohéritier de Christ. Grâce à lui, Dieu devient son Père légitime.
4) le Saint Esprit baptise
- Jean Baptiste en parle (Mathieu 3/11 ; Marc 1/8 ; Luc 3/16 ; Jean 1/33)
- Pierre en parle (Actes 11/15-18)
N.B : on suppose donc que « le Saint Esprit descendit sur eux » équivaut au baptême de l’Esprit.
* Examinons maintenant 1 Corinthiens 12/13
Ce passage nous donne la révélation quant à la signification et le but de ce ministère.
- le baptême de l’Esprit est l’œuvre de Dieu par laquelle les chrétiens sont fait membres du Corps de Christ.
- le chrétien est si absolument « uni au Seigneur » qu’il est dit « être en Christ »
(1 Corinthiens 12/13 ; 6/7 ; Galates 3/27).
- le Saint Esprit habite aujourd’hui chaque enfant de Dieu (1 Corinthiens 6/19 ; Jean 7/37-38 ; Romains 5/5 ; 8/9 ; 1 Corinthiens 12/12 ; 6/17 ; Galates 4/16).
- le baptême de l’Esprit a lieu à la conversion, l’union de l’homme avec le Seigneur.
- le pronom « nous » fait référence à tous les sauvés par opposition aux inconvertis. Afin de souligner le fait que toute personne sauvée est comprise dans le mot « nous », le mot « tous » est ajouté. Le pronom « nous » ne s’adresse donc pas à un cercle restreint de chrétiens (en quelque sorte une élite).
* Examinons maintenant Actes 10/44-48
Le baptême de l’Esprit n’est pas mentionné mais il fait référence à « l’Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole ».
* Examinons maintenant Actes 2/1-4
Il fait référence à « ils furent remplis du Saint Esprit ».
N.B : il est donc raisonnable de conclure que « ils furent remplis du Saint Esprit » et « le Saint Esprit descendit sur eux » sont 2 expressions synonymes. Dans chacun des 2 cas, le résultat est le même.
Nous pouvons donc conclure que le baptême de l’Esprit n’a aucun rapport avec les manifestations visibles de puissance dans la vie du chrétien (tel le parler en langues) dont il est question dans les textes précédents, ces manifestations étant le résultat de la plénitude de l’Esprit.
Le baptême de l’Esprit consiste à placer le chrétien en Christ (Jean 14/20).
- le Saint Esprit scelle (2 Corinthiens 1/22 ; Ephésiens 1/13 ; 4/30)
La présence du sceau sur chaque enfant de Dieu signifie qu’il est la propriété divine. Il lui garantit la sécurité éternelle (1 Jean 5/13).
- le Saint Esprit remplit (Ephésiens 5/18)
Cette plénitude concerne l’expérience que le chrétien fait avec le Seigneur lorsqu’il lui est totalement soumis. Cette plénitude est renouvelable (Actes 2/4 ; 4/8,31 ; 6/3,5 ; 7/55 ; 11/24 ; 13/9).
* Le chrétien n’a pas besoin d’implorer le Saint Esprit pour en être rempli. C’est plutôt le Saint Esprit qui implore le chrétien d’enlever de son propre cœur tout ce qui fait obstacle à la plénitude. Pour cela, il faut que tout péché soit confessé (1 Jean 1/9 ; Ephésiens 4/30), vivre dans une totale soumission au Seigneur (Romains 6/13 ; 12/1 ; 1 Thessaloniciens 5/19), vivre de cet Esprit instant après instant (Galates 5/16).
Chaque chrétien ayant reçu l’Esprit (1 Corinthiens 6/19) a également reçu l’onction (2 Corinthiens 1/21-22).
* Conclusion
Certaines tendances enseignent que tous les croyants ne possèdent pas le Saint Esprit habitant en eux mais que ce dernier s’obtient par une deuxième œuvre de la grâce divine dans le cœur, une deuxième bénédiction que le chrétien doit rechercher après avoir été sauvé. En matière de doctrine, il faut être prudent et examiner soigneusement ce que la Bible enseigne au risque d’être entraîné dans toute sorte de déviations. A moins que l’on ne sache à quelle dispensation on appartient, les chrétiens ne sont pas appelés à la même expérience progressive que les disciples…